Enquête ethnobotanique des plantes utilisées dans le traitement traditionnel de l’hypertension artérielle dans la Province du Mandoul, au sud du Tchad
Résumé
L’hypertension artérielle est une maladie qui touche plusieurs couches sociales des zones urbaines aussi bien dans les pays développés que ceux à faibles revenus. Une investigation ethnomédicinale a été réalisée dans la province du Mandoul afin de recenser les plantes à visée antihypertensive. L'objectif principal est de contribuer à la valorisation des savoirs traditionnels relatifs à la prise en charge de l'hypertension artérielle. Cette étude a été réalisée auprès de 45 tradipraticiens de santé, dont 25 de sexe masculin (56 %) contre 20 de sexe féminin (44 %). Ils ont été interviewés sur la base de leur consentement éclairé, disponibilité pendant l'enquête et à travers un entretien semi-structuré. A l’issue de ces investigations, 22 espèces végétales ont été identifiées et reparties en 14 familles botaniques. La famille des Fabaceae était la plus représentée (06 espèces). Parmi les espèces inventoriées, les plus citées sont Hyphaene thebaica (L.) Mart. (42 %), Moringa oleifera Lam. (20 %) et Sclerocarya birrea (A. Rich.) Hochst. (15,6 %). La feuille (50 %) est l’organe le plus utilisé, les autres organes étant rarement employés. La technique de préparation des recettes la plus utilisée est la décoction (73 %), suivie de l’infusion (14 %). Cette technique emploie les drogues le plus souvent à l’état frais (73 %). Les remèdes sont recommandés dans la plupart des cas sous forme de boisson et donc uniquement par voie orale. Au terme de cette étude, il ressort une diversité de plantes recommandées pour la prise en charge de l’hypertension artérielle. Les résultats obtenus pourraient servir de base de données pour des études pharmacologiques.
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