Automédication et toxidermies bulleuse à Abidjan : aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs

Yao isidore Kouassi

Résumé


Objectif : Cette étude a été réalisée pour décrire les caractéristiques
épidémiologiques, cliniques et évolutives des toxidermies bulleuses chez les patients suite à une automédication.
Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale rétrospective à visée descriptive. Elle s’est déroulée du 01 septembre 2004 au 31 Août 2014 au centre de dermatologie du CHU de Treichville (Côte d’ivoire). Ont été inclus tous les patients ayant eu une toxidermie bulleuse suite à une automédication et hospitalisés pendant la période d’étude.
Résultats : Pendant 10 ans nous avons recensé 191 cas de toxidermies bulleuses hospitalisés en dermatologie du CHU de Treichville. Quatre-vingt-quatre patients ont eu recours à une automédication soit 44,0%. La moyenne d’âge de ces patients était de 29,22 ans avec des extrêmes
de 2 et 69 ans. Il y avait une prédominance féminine avec 56 patientes (66,7%). Le syndrome de Stevens Johnson avec 58 cas représentait 69,0 % des toxidermies suivi du syndrome de Lyell avec 23 cas (27,4%). La sulfadoxinepyrimethamine a été le médicament le plus incriminé avec 16 cas (19,1%) suivi du cotrimoxazole avec 15 cas (17,9%). Le taux de décès était de22 ,6% (19 patients) dont 13 cas (68,42%) de syndrome de Lyell et 6 cas (31,58%) de syndrome Stevens Johnson.
Conclusion : L’automédication est une pratique qui augmente l’incidence des toxidermies à Abidjan.
Mots-clés : automédication - toxidermie - Afrique - Côte d’Ivoire

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Rev. CAMES SANTE  - ISSN 2424-7243